La presqu'île de Giens

 

Le littoral méditerranéen a subi, à la fonte des glaciers du quaternaire, une forte remontée des eaux ; Il y a 18 000 ans, des collines, rattachées au continent, devinrent des îles : ce fut le cas des îles d'Hyères ; mais la colline de Giens ne put se libérer de la masse mouvante du sable et des galets roulés en deux cordons littoraux, appelés tombolos ; entre Giens et le continent, les flèches de sable, colmatés par les courants marins, emprisonnent les eaux d'un marais aménagé en salines : l'étang des Pesquiers.

Ce dernier est, aussi, une étape pour tous les grands oiseaux migrateurs, sternes, hérons, et cormorans huppés. Le contraste est saisissant entre les masses rocheuses du socle insulaire où s'ouvrent les rades abritées de la Madrague et du port du Niel, protégées par le bastion avancé de La Tour-Fondue, et les lignes souples des tombolos qui émergent à peine au-dessus des eaux.